En effet, n’en déplaise à une certaine droite populiste, avec une moyenne de 13 jours d’arrêt maladie par an, les fonctionnaires ne sont pas des tire-au-flanc qui abuseraient de leurs acquis sociaux.
Quant à contribuer par ce biais à limiter le déficit de la Sécurité sociale, c’est une absurdité, car les agents publics malades continuent d’être rémunérés par leur employeur et non par les caisses de la Sécurité sociale, contrairement au secteur privé.
Enfin, en décidant de limiter finalement hier soir cette retenue aux seules primes, c’est encore une fois ignorer que ces dernières, très variables selon les services, ne représentent au mieux que 30% du traitement, sachant que les heures supplémentaires éventuelles ne sont déjà pas payées en cas d’arrêt de travail.
En définitive, pour la FGAF (Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires), à laquelle est affiliée la CSEN, cette initiative est révélatrice de la politique de l’esbroufe qui caractérise aujourd’hui le dialogue social en France : fondée uniquement sur des effets d’annonce, elle méconnait la réalité du terrain et se passe de toute concertation avec les organisations syndicales censées représenter les fonctionnaires !