L’implication de l’école dans l’analyse du débat sur l’identité nationale était aussi attendue qu’elle est convenue.
Pour le SNE-CSEN, l’école primaire ne peut en aucun cas se satisfaire des mesures proposées après le séminaire gouvernemental, pour l’éducation nationale. Non qu’il faille juger que telle ou telle mesure est bonne ou non, mais le thème est encore une fois traité de mots et de déclarations d’intention qui entrent dans le cadre désormais bien connu, du traitement de l’actualité par le lyrisme et l’émotif.
Marseillaise, drapeau, autant de symboles déjà évoqués et qui ne sont pas en rapport avec les problèmes de tous ordres rencontrés à l’école primaire.
Il est à craindre que le carnet citoyen restera une belle production au service d’un vœu pieux. A l’heure des violences quotidiennes, de la dégradation des conditions de travail, des contraintes de toutes sortes, une telle mesure apparaît non seulement comme dérisoire mais aussi comme pantalonnesque.
La pédagogie ? Trois décennies de sciences de l’Education ont détourné l’école de ses missions et de ses buts. Et il faudrait renforcer cette méthodologie délétère ?
L’autorité enfin, ce serpent de mer qui représente l’hypocrisie de ce thème récurrent comme s’il émergeait pour la première fois. Pour le SNE-CSEN, l’autorité des maîtres et la respectabilité de l’école est une évidence qui exige les applications strictes d’une loi qui prendrait des mesures drastiques contre toute atteinte à ce qui aurait toujours du rester un sanctuaire dédié à l’éducation et au savoir.
Le SNE-CSEN ne jugera que sur des actes et pas sur une énième dissertation les possibilités d’espérer pour l’avenir de l’école.
Paris, le 12 février 2010
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