Le SNALC- CSEN a appris avec indignation qu’une collègue, professeur de mathématiques, TZR du Tarn, et affectée à l’année, a été contactée par le rectorat de Toulouse pour être « réquisitionnée » et enlevée à ses élèves du Tarn, afin d’assurer un remplacement au lycée de Millau, à cent kilomètres de son affectation première. Cette « réquisition » fait suite à l’adresse de la FCPE locale au Ministre de l’Education nationale. Avec générosité, on assure à notre collègue qu’elle sera hébergée au lycée et que l’on favorisera sa mutation prochaine !
Le SNALC- CSEN, second syndicat le plus représenté dans l’enseignement secondaire, dénonce une politique de gestion catastrophique : elle a conduit à ce que dans des académies on ne puisse plus assurer certains enseignements. La suppression drastique des emplois conduit à un traitement « à la tête du client », dans l’urgence. L’agent de l’Etat n’est plus qu’un pion, corvéable à merci. Les pressions des familles « clientes » plus ou moins « puissantes » devenant le seul critère de régulation, c’est l’idée même de service public qui disparaît corps et biens .
Le SNALC- CSEN refuse qu’une fois encore les professeurs soient victimes des incohérences d’une politique des ressources humaines qui ignore l’humain. Il rappelle, par ailleurs, que de tels faits marquent les limites d’un traitement étroitement comptable de la gestion des personnels qu’il a toujours dénoncé. Il apparaît plus qu’ urgent d’en réviser les principes.
Le SNALC- CSEN, enfin, exige que soient réaffirmées des règles nationales s’imposant à toutes les académies et garantissant les mêmes droits et les mêmes devoirs pour les professeurs, cadres de la fonction publique d’Etat, partout sur le territoire national.
Paris, le 15 février 2010
|