Le SNALC a pris acte du projet de note de cadrage de l’année de stage des professeurs, et a remis au Ministère ses observations.
Le SNALC ne peut qu’approuver la recommandation de ne pas affecter sur des postes sensibles. Il s’interroge toutefois sur la nuance qu’apporte l’ « autant que faire se peut » n’assurant aucune garantie de fait à nos jeunes collègues. Il met en garde par ailleurs le Ministère sur les conséquences d’un procédé conduisant à réduire considérablement la possibilité de mutation des professeurs titulaires qu’il juge inacceptable.
Si le SNALC approuve le principe d’un accueil des stagiaires préalable à l’année scolaire, ses modalités l’étonnent : l’ironie d’un principe de « volontariat », dont on imagine mal qu’il puisse être autrement perçu qu’obligatoire, pallie piètrement la question statutaire qui n’est pas résolue de « non fonctionnaires en mission ». Le SNALC s’étonne de cette forme singulière d’accueil de futurs agents de l’Etat, et y voit encore la marque d’une gestion improvisée du dossier.
Le SNALC approuve le principe du « Compagnonnage », à l’expresse réserve que le choix des tuteurs ne soit pas idéologique. Ce principe répond au souhait de voir transmise l’expérience concrète des bonnes pratiques pédagogiques de notre métier par ceux qui l’exercent. Mais le SNALC ne peut admettre que le temps passés par le stagiaire ainsi accompagné soit déduit de son temps de « formation continuée ». Il dénonce la logique comptable qui s’impose à nouveau ici.
Le SNALC s’opposera à toute disposition revenant à affecter les stagiaires en service complet dès la rentrée.
Le SNALC réaffirme sa volonté de voir les professeurs stagiaires disposer d’un véritable tiers- temps de formation. Leur service devant élève ne peut excéder 12 heures hebdomadaire.
Paris le 22 février 2010
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