Le SNALC-CSEN-FGAF, deuxième syndicat le plus représenté de l’enseignement secondaire, se félicite du succès particulier de la manifestation pour la sauvegarde des régimes des retraites à laquelle il s’est associé hier.
Il souhaite que le gouvernement entende ce que de telles mobilisations signifient.
Il s’associera à toute action à venir pour faire reconnaître, dans le cadre de la sauvegarde des retraites, les droits acquis à une juste pension des professeurs et agents de l’Education nationale.
S’il ne peut que saluer la perspective d’asseoir pour partie sur les bénéfices du marché de l’argent le financement des retraites, le SNALC-CSEN-FGAF s’inquiète de la perspective ouverte d’un alignement du mode de calcul des pensions du service public sur celui des retraites du secteur privé. Les pensions des agents de l’Etat ne relèvent ni de la capitalisation, ni de la répartition : elles doivent demeurer un traitement continué au delà du service. Le SNALC-CSEN-FGAF considère que l’abandon programmé de cette spécificité indique qu’on veut remettre en cause le principe même de service public. Il suppose un choix de société qui n’a fait l’objet d’aucun débat. Il est pourtant de toute première importance.
Le SNALC-CSEN-FGAF dénonce, enfin, le fait que l’âge du droit à se retirer et celui de la suspension de la décote soient encore et encore reculés quand aucune mesure sérieuse n’est prise pour que le travail des professeurs puisse être fait dans des conditions acceptables. Violence, tensions, pressions, dénaturation des missions, font que l’enseignement est toujours plus pénible. Rien n’est fait, derrière les annonces et les grandes déclarations d’intention. Comment envisager qu’on l’exerce jusqu’à un âge toujours plus avancé dans ces conditions ?
Entrée plus tardive dans la fonction, pénibilité du métier, les professeurs seront nombreux à quitter la carrière sans avoir acquis leurs pleins droits. A coup sûr, les mesures prises préparent une nouvelle paupérisation des corps professoraux. Ce choix est socialement inadmissible.
Paris, le 16 juin 2010
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