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Communiqué de presse SNE-CSEN (FGAF) du 25 Juin 2010 : A coup de massue
 


Le report sine die de la hausse 0.5% au 1er juillet pourtant prévue par accord signé entre gouvernement et syndicats, et les annonces distillées sur le possible gel pendant trois ans des salaires des fonctionnaires, ont des consonances prémonitoires tant on palpe chaque jour la haine entretenue envers les employés de l’état pour mieux les pénaliser dans la course à la rigueur.

Rapportées aux enseignants du Premier Degré, ces annonces sont autant de coups de massue supplémentaires qui assomment toujours plus une profession sans cesse accablée ou fustigée.

Après une baisse de 20% de leur pouvoir d’achat en vingt ans, le pilonnage de communication désignant les « instits » comme privilégiés et les engageant à encaisser toute forme de paupérisation nouvelle, arrive après une longue période de dégradations des conditions de travail et d’alourdissement sans précédent des tâches.

Qu’il s’agisse des publics toujours plus hétérogènes, des accueils toujours plus larges, des disparitions de structures spécialisées, des dilutions des aides humaines diverses et d’une administration toujours plus managériale dans ses exigences hors de propos dans un métier comme celui de professeur des écoles, la potion en dit long sur la considération de l’état envers des personnels dont les fonctions devraient être considérées comme des priorités absolues pour une nation.

Et cela quelques jours après le projet de réforme des retraites qui sanctionne une profession là aussi déjà bien atteinte par les premières vagues de réformes. Le SNE, syndicat du 1er degré de la CSEN, avait annoncé une année en terrain miné, les chocs sont à la hauteur de nos craintes. Pour commencer la suppression de la possibilité pour les fonctionnaires mères de trois enfants de partir en retraite à tout âge, sans décote, à condition d'avoir effectué quinze ans de service. Et ce n’est certainement fini. La fin d’année et les vacances pourraient bien être l’occasion d’autres mauvaises surprises !

Nous devons rester vigilants et ne pas nous décourager alors même que des amendements annoncés sur le projet de réforme des retraites, rendront la situation peut-être encore plus délicate.

Nous devons rester vigilants au moment où les aberrations de la pénibilité au cas par cas vont occulter les détresses de tout un corps de métier qui ne se rend peut-être pas encore compte des conséquences des mesures annoncées et de celles qui pourraient bien venir.

Pour le SNE-CSEN, ce n'est pas justice de demander toujours plus, et dans des conditions maintenant connues de pénibilité accrue, en déconsidérant et finalement en dégradant davantage.

Paris, le 25 juin 2010

Contact pour ce dossier : Philippe CHARBONNEL : 06 20 98 09 77

 
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