C'EST FAIT

Lundi 16 Février 2015

A l’Education Nationale, après trois années de «précarité», la CSEN a retrouvé la place qui était la sienne. La liste au Comité Technique Ministériel (CTM), présentée par le SNALC et le SNE a obtenu 21 152 voix ce qui permet à nos deux organisations d’être légalement reconnues comme « représentatives », au sens de la loi du 05 juillet 2010. La CSEN, pour les quatre années à venir, siégera donc parmi les 15 membres de cette instance. Confédération de syndicats proches du terrain, elle portera haut et fort et avec l’ardeur et l’efficacité qu’on lui connaît, les positions, les avis et les revendications des collègues.


A la suite de ces élections, le SNALC conforte sa place de deuxième syndicat du second degré, place qu’aucun de ses «adversaires» ne conteste plus aujourd’hui. En effet, le SNALC compte 16 sièges de commissaires paritaires nationaux (CAPN) et près de 300 élus académiques. Le SNE, syndicat du 1er degré a, quant à lui, doublé ses voix en CAPN et a conquis deux postes en CAPD.
Pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche, c’est cette année seulement qu’était réalisé le contexte électoral nouveau appliqué à l’Education Nationale dès les élections de 2011. Le scrutin était pour la première fois ouvert à tous les personnels œuvrant dans le «Supérieur». Par définition, cela était défavorable aux syndicats catégoriels, de surcroît dans le cadre d’un vote réalisé dans 263 établissements différents, et, à la différence du secondaire, toujours à l’urne. Le SNALC et le SPLEN-SUP, lequel syndique les personnels de laboratoire, ont obtenu 1705 voix. Dans les nouvelles conditions décrites, ce résultat est plus qu’honorable. Nos collègues du SPLEN-SUP, avec 902 voix, conservent 1 siège à la CAPN des ATRF. Par ailleurs, ils obtiennent 17 sièges en CAPA.
Au niveau des Comités Techniques Académiques, les résultats de la CSEN, composée cette fois-ci du SNALC, du SNE et du SPLEN-SUP, ont été tout aussi probants. Nous siégerons dans 7 académies (Corse, La Réunion, Lille, Montpellier, Nice et Poitiers) et dans 13 Comités Techniques Départementaux.
Cette victoire nous la devons avant tout au travail de «terrain» effectué sans relâche, dans les écoles, les collèges, les lycées et les laboratoires, par nos militants qui malgré des moyens en décharge moindres, n’ont pas compté leur temps et leurs efforts.
Cette victoire c’est aussi le fruit des positions que nous défendons. Ce sont bien sûr des positions touchant à la gestion, comme notre opposition du premier jour à la réforme dite des «rythmes scolaires» ou notre revendication historique d’un statut pour la direction d’école. Mais ce sont encore des positions de principe : notre volonté de défendre, contre toutes les modes, une école de la transmission des savoirs, qui considère que la notation est un pilier, et le respect de l’enseignant une exigence indiscutable, sans laquelle tout enseignement est vain. Et c’est, enfin, les projets innovants que nous présentons tel que celui du «collège modulaire» ou du «lycée de tous les savoirs». Alors que le ministère avoue qu’il ne parvient plus à pourvoir aux emplois et se voit réduit à recourir aux campagnes publicitaires pour pallier le manque de vocations, nous croyons que l’Ecole doit donner force et vigueur à ces principes, pour redonner espoir aux maîtres qui la servent, inspirer des volontés d’exercer nos métiers et rendre du crédit à ses enseignements. Or, il y urgence. Les heures douloureuses que notre pays connaît, nous rappelle que l’Education Nationale doit en effet être le creuset des valeurs républicaines, laïques et généreuses que le pays réclame. Elles ne pourront être transmises sans que les porte un enseignement rigoureux. La rigueur et l’exigence scolaire, c’est l’unique réforme efficace. Il faut la réaliser.

Notre siège au CTM nous permet de voir ces quatre prochaines années sous les meilleurs auspices. Nous aurons à nouveau plus de temps pour écouter les collègues, plus de temps pour les défendre et défendre nos idées, surtout dans le contexte des réformes annoncées, plus de temps pour continuer à être une force de propositions pour le bien de notre Ecole et de ceux qui la font vivre.

Jean-Claude Halter
Secrétaire Général


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