CAP 22 : TOUT FAUX !

Lundi 29 Octobre 2018

Le SNALC a pris connaissance des conclusions du comité interministériel de la transformation publique (CAP 22), datées du 29 octobre.
Il y constate que de nombreuses dégradations sont à l'ordre du jour, comme cela avait été anticipé.


Le SNALC y apprécie la façon avec laquelle on présente ces dégradations comme des avancées ou comme une modernisation. Ainsi, « la rénovation du dialogue social » annoncée signifie qu'on supprime le dialogue en question, en réduisant à presque rien le paritarisme. De même « l’élargissement du recours au contrat » indique qu'on veut moins de titulaires — qui ont le défaut d'avoir un statut qui les protège.

Le SNALC admire également les oublis intentionnels du rapport : le « recours à la deuxième heure supplémentaire » évite d'indiquer qu'on veut la rendre obligatoire. La « meilleure conciliation de la formation continue avec le temps scolaire » passe assez bien sous silence le fait que cela implique de l'organiser hors temps scolaire (mais quand ? Le samedi ? Le dimanche ? Le soir à 18h ?).

Enfin, le SNALC constate que les fameuses « familles de métiers » ont bien vocation à être généralisées en classe de seconde professionnelle. Quant à l’« autonomie », c'est toujours l'alpha et l'oméga de la politique menée, aussi bien dans l'Éducation nationale que dans le Supérieur, où l'autonomie de gestion des établissements va être renforcée.

À l'heure où les personnels font massivement remonter les dysfonctionnements hiérarchiques et le peu de valeur souvent accordé à leur parole, le SNALC trouve honteux qu'on leur réponde par une politique dont les maîtres mots sont la fragilisation des agents, la hausse des contraintes, la dégradation des conditions de travail et l'absence de contrôle de ce que fait l'administration. Une politique qui vise clairement à casser la fonction publique.


Contact :
Jean-Rémi GIRARD, Président du SNALC, girardsnalc@yahoo.fr




De la REFORME

L’Europe commémore depuis le 31 octobre les cinq cents de la Réforme. Octobre 1517, et le 31, suivant le témoignage de Mélanchton, un Ministre du culte, Martin Luther, aurait placardé sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg ses 95 thèses condamnant violemment le com-merce des indulgences, et plus brutalement encore les pratiques de haut clergé. L’histoire ne se répète jamais dit-on, mais on est convenu qu’elle bégaye. Il serait tentant de chercher dans notre actualité ce qui aujourd’hui constituerait un séisme semblable. Nous pourrions parler de l’Ecole en France, qui a usé treize ministre en vingt ans et fait plus de réformes encore. Le mot réforme sem-ble lui appartenir. Poussons la comparaison. On a appris que la Réforme fut avant tout une volonté de retour aux sources du christianisme et qu’une révolution technologique majeure la porta, l’imprimerie. Notre siècle de la révolution numérique s’inscrit dans la comparaison. Nous aurions les éléments d’un bel exercice de style. Voyons d’abord ce qu’il en est. Y a-t-il réforme ? Voire, y a-t-il contre-réforme ?


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