IXème congrès de la CSEN

Mardi 25 Juin 2013

Ce IXème congrès a montré que la CSEN est non seulement une force de revendication et de défense des intérêts des collègues qui y sont affiliés mais aussi une force de proposition connue et reconnue de tous.


Il s’est tenu les 30 et 31 mai à VENDENHEIM en Alsace.
Sous la présidence de Laurent MARCONCINI (SNALC), ce congrès s’est déroulé dans un très bon climat de travail, de sérénité et de convivialité.

Le Secrétaire Général, JC HALTER, a fait le bilan des 4 années écoulées depuis le dernier congrès.
Il a souligné que la CSEN a pris une part active aux travaux menés dans le cadre de la Refondation de l’Ecole de la République et bien que considérée comme « non représentative » au regard des résultats des dernières élections, elle participe à toutes les commissions et à tous les chantiers en cours.
Sans ambages, JC HALTER a parlé aussi des « mini-séismes » qui ont secoué la CSEN durant cette période, mais grâce à la volonté de tous de travailler ensemble à un projet commun pour l’Ecole, il n’y a jamais eu de « tsunami » dévastateur. La CSEN est plus que jamais unie et déjà en ordre de bataille pour affronter les prochaines échéances électorales de 2014.

Martial CLOUX (SNALC), professeur d’IUFM, a ensuite présenté « l’architecture » des futures Ecoles Supérieures du Professorat et de l’Education (ESPE) qui le 1er septembre 2013 succéderont aux IUFM. Elles constituent une rupture dans la formation des professeurs. Tous les enseignants stagiaires y seront affectés. La formation sera davantage universitaire et plus professionnalisante par l’augmentation très forte des journées de formation dans les établissements scolaires. L’ESPE sera une composante de l’Université, la présence des professeurs d’université et maître de conférences sera renforcée aux détriments des PRAG (prof. agrégé) et des PRCE (prof. certifié) d’où des difficultés majeures pour ceux déjà en place dans les IUFM. De plus, la volonté du Ministère de créer des postes en « service partagé » (½ temps à l’ESPE, ½ mi-temps dans les établissements) et la baisse importante du nombre d’heures de formation dans les ESPE provoquent une forte inquiétude chez les professeurs déjà en fonction dans les IUFM. Que vont-ils devenir s’ils n’ont plus assez d’heures de cours ? Pour le moment, aucune réponse de l’Université et un certain vide juridique….

Chaque responsable de syndicat a présenté les actions fortes menées par son organisation. Des discussions animées ont suivi chacune des présentations.
Pour le SNE, Pierre FAVRE, dans le cadre des actions menées sur les rythmes scolaires, a rappelé, entre autre, l’obstination avec laquelle il a défendu, à juste titre d’ailleurs (voir page suivante ) la semaine de « 4 jours ».

Pour le SNALC, Michèle HOUEL a présenté le projet «vers un collège modulaire » (voir http://www.snalc.fr) qui avait été dévoilé au Ministère et à la presse le 30 avril. Ce projet avait fait le « buzz », puisque le SNALC a été sollicité par plusieurs medias importants.

Pour Sup Autonome, Michel Gay présente une analyse très critique du projet de loi sur l’enseignement supérieur. Les propositions faites aggravent la logique administrative et bureaucratique et continuent le travail de déconstruction de l’université française. La loi ne répond pas au problème de mise en cohérence de l’enseignement supérieur ni à celui de la baisse du niveau du baccalauréat qui ne garantit plus au candidat qui l’obtient de suivre avec succès les filières universitaires longues. Le baccalauréat, comme dans beaucoup de pays dans le monde, serait avantageusement remplacé par un certificat de fin d’études secondaires et un examen d’entrée à l’université.
Ce projet impose une université unique et secondarisée, et introduit, avec les recettes pédagogistes, un système qui, sans offrir aux plus défavorisés la chance de surmonter le déterminisme social et culturel, laisse la loi du marché se substituer à l’égalité des chances républicaines.

Pour le SPLEN sup, Françoise Marquais nous a précisé les dysfonctionnements rencontrés par les personnels ITRF dans les Etablissements publics de l’Education Nationale depuis leur intégration dans l’Enseignement supérieur.

La matinée du second jour a été consacrée a un travail en 2 ateliers, l’un concernant le passage de l’école primaire au collège, l’autre celui du lycée à l’enseignement supérieur. Les discussions ont été vives, passionnées et constructives. Comme le prévoit les statuts de la CSEN, des propositions concrètes émanant de chaque atelier seront proposées au prochain Conseil Confédéral qui est seul habilité à statuer.

Ce IXème congrès a montré que la CSEN est non seulement une force de revendication et de défense des intérêts des collègues qui y sont affiliés mais aussi une force de proposition connue et reconnue de tous.


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