LES LANGUES ANCIENNES NE SONT PAS MORTES !

Lundi 29 Janvier 2018

Le SNALC-FGAF a pris connaissance de la circulaire sur la mise en oeuvre de l'enseignement facultatif de langues et cultures de l'Antiquité, publiée le 24 janvier dernier.



Le SNALC se félicite que l'on n'oublie pas les langues anciennes, qui ont été très durement touchées par la politique éducative menée par le passé, et notamment par la dernière réforme du collège. La possibilité ouverte d'avoir 2h d'enseignement en classe de cinquième correspond à l'une de nos revendications mais nous semble fragile sur le plan règlementaire. Le SNALC continue de demander que l'arrêté collège soit modifié afin que les horaires antérieurs de 2h en 5°, mais aussi 3h en 4° et 3°, soient rétablis.


Le SNALC se réjouit que l'on affiche l'objectif de proposer les langues anciennes à tous les élèves qui souhaitent les étudier. Nous demandons donc le retour de moyens fléchés dans les dotations horaires afin que cette bonne intention soit suivie d'effets. Si ce n'est pas fait, nous savons très bien que ces injonctions resteront lettre morte : la circulaire n’oblige en rien les rectorats à accorder la dotation spécifique stipulée, et les établissements qui en bénéficient pour la rentrée 2018 sont trop peu nombreux. Les retours de terrain que nous recevons indiquent que les collègues doivent encore se battre pour partager les heures de marge.


Enfin, si le SNALC accepte que des collègues de lettres modernes dont l'inspection reconnaît les qualifications puissent enseigner les langues anciennes en l'absence d'un collègue de lettres classiques, il refuse la mise en oeuvre d'une certification ouverte aux collègues d'autres disciplines. Loin de pallier la crise des recrutements dans la discipline, une telle mesure ne ferait en fait que l'aggraver, en proposant aux élèves un enseignement de qualité plus que variable et en ne leur permettant pas d'acquérir de solides connaissances linguistiques et culturelles.

Jean-Rémi GIRARD, Vice-Président du SNALC-FGAF, girardsnalc@yahoo.fr


De la REFORME

L’Europe commémore depuis le 31 octobre les cinq cents de la Réforme. Octobre 1517, et le 31, suivant le témoignage de Mélanchton, un Ministre du culte, Martin Luther, aurait placardé sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg ses 95 thèses condamnant violemment le com-merce des indulgences, et plus brutalement encore les pratiques de haut clergé. L’histoire ne se répète jamais dit-on, mais on est convenu qu’elle bégaye. Il serait tentant de chercher dans notre actualité ce qui aujourd’hui constituerait un séisme semblable. Nous pourrions parler de l’Ecole en France, qui a usé treize ministre en vingt ans et fait plus de réformes encore. Le mot réforme sem-ble lui appartenir. Poussons la comparaison. On a appris que la Réforme fut avant tout une volonté de retour aux sources du christianisme et qu’une révolution technologique majeure la porta, l’imprimerie. Notre siècle de la révolution numérique s’inscrit dans la comparaison. Nous aurions les éléments d’un bel exercice de style. Voyons d’abord ce qu’il en est. Y a-t-il réforme ? Voire, y a-t-il contre-réforme ?


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