La CSEN-FGAF auditionnée par les parlementaires sur le budget de l'Education nationale et la revalorisation

Mardi 22 Septembre 2009

Le SNALC et la CSEN auditionnés par les parlementaires sur le budget de l’Education Nationale et la revalorisation
Le SNALC-CSEN a été reçu par M. Yves Censi, rapporteur spécial de la mission Enseignement scolaire pour le projet de loi de finances 2010, sur le budget de l’Education nationale, le 21 septembre 2009.
La CSEN a également été reçue par M. Dominique Le Mèner, rapporteur pour avis de la Commission des affaires culturelles et de l’éducation sur les crédits de la mission budgétaire "Enseignement scolaire" du projet de loi de finances pour 2010, le 30 septembre 2009.
Ces auditions se sont déroulées dans un climat d’écoute et d’échanges avec des parlementaires apparemment conscients des réalités du terrain et de la difficulté pour les professeurs de mener à bien leur mission dans le contexte actuel : d’ailleurs si on parle de revalorisation de la profession c’est bien qu’il y a eu dévalorisation. La revalorisation de la profession ne revêt pas seulement un aspect financier mais doit également se pencher sur la possibilité de secondes carrières, de mise en place de passerelles vers d’autres postes de la fonction publique ou d’aide aux personnels affectés dans les établissements les plus difficiles.
Lors de ces auditions, le SNALC-CSEN a insisté sur les points suivants :

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il est devenu urgentissime de réformer le collège pour en finir avec le collège dit unique, maillon faible du système dont la faillite est maintenant patente, de revaloriser l’enseignement professionnel qui offre des débouchés réels et prévoir pour un certain nombre d’élèves un apprentissage sous statut scolaire, tout en instaurant des passerelles pour une poursuite d’études. Une telle réforme contribuerait à réduire du moins en partie la violence scolaire, souvent le fait d’élèves peu motivés par l’enseignement qui leur est dispensé.
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il est grand temps de prendre en considération la fatigue, le découragement et l’usure des professeurs confrontés aux difficultés quotidiennes à accomplir leur mission : difficultés à transmettre des connaissances à des élèves ne disposant pas des fondamentaux, passages automatiques de classe en classe, non prise en compte de leur avis lors des conseils de classe, quotas de réussite imposés et totalement déconnectés de la réalité du niveau de bon nombre d’élèves, baisse importante du pouvoir d’achat depuis plusieurs années qui a abouti à une smicardisation de la profession, revalorisation promise en compensation des suppressions massives de postes mais qui se fait attendre.
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il convient d’ajouter à cela l’allongement de la durée des carrières, de la durée des études par la mise en place de la mastérisation, les difficultés d’accès à la hors-classe suite à l’instauration de barèmes parfois excessifs et d’un contingent insuffisant, le peu de soutien de la hiérarchie face à l’ingérence croissante des parents d’élèves et l’hostilité anti-profs qui sévit un peu partout dans l’opinion publique et les médias pour comprendre que la profession a grandement besoin d’une revalorisation importante.

Nous avons également alerté les parlementaires sur la détresse des jeunes collègues mutés dans les établissements où les conditions d’exercice sont très dégradées, confrontés de surcroît aux difficultés matérielles dues à un petit salaire pour se loger, souvent en région parisienne.
La profession a subi trente ans d’incurie, le SNALC-CSEN demande donc :

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une re-écriture complète de la grille indiciaire des salaires de la classe normale et de la hors-classe, nous faisant bénéficier d’une augmentation de deux échelons (ex : l’indice de l’échelon 9 actuel deviendrait celui de l’échelon 11) pour compenser la baisse de 20 % environ du pouvoir d’achat,
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et une indexation de la valeur du point d’indice sur l’inflation,
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une augmentation du montant des primes et des heures supplémentaires,
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une augmentation du contingent de promotions à la hors-classe,
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de réelles possibilités de secondes carrières,
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la mise en place de mesures compensatoires, pour les collègues amenés à enseigner dans les établissements particulièrement difficiles, ou pour les inciter à s’y investir, telles que des primes de l’ordre de 500 euros par mois et des décharges de service conséquentes.
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le respect de notre mission première de transmission des savoirs qui doivent être validés par des diplômes crédibles.

Seules ces mesures permettront de revaloriser une condition enseignante très dégradée et d’attirer dans le métier des jeunes recrues de valeur qui garantiront un service public de qualité pour les générations futures.
Nos collègues du SNE qui nous accompagnaient ont fait valoir leurs revendications spécifiques concernant les personnels du premier degré.

Michèle HOUEL, vice-président du SNALC-CSEN


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