Le scandale comme prévu … et comme voulu.

Lundi 9 Janvier 2012

Les résultats des élections professionnelles d’octobre 2011 ont rendu un verdict prévisible selon les règles de la loi sur la rénovation du dialogue sociale votée en juillet 2010 et signée par les syndicats majoritaires et cogestionnaires.


Cette loi scélérate destinée à faire disparaître les syndicats indépendants n’appartenant pas au sérail des « grandes figures » finalement voulues par le gouvernement pour « dialoguer » comme à l’habitude, est arrivée à ses fins.
La nouvelle règle laisse sur le carreau de la représentativité le SNALC, pourtant second syndicat en voix de l’enseignement secondaire et qui compte plus de 300 commissaires paritaires !. Loi inique, elle a rempli son rôle de fossoyeuse du pluralisme syndical dans une indifférence inquiétante. En effet, la grande gagnante de la mascarade électorale est de toute évidence l’abstention qui remporte la mise avec près de 65%. Il faut dire que le vote électronique, mis en place pour la première fois à l’occasion de ce scrutin, était d’une complexité propice aux grandes organisations capables de compenser les tracas technologiques au plus près du cas par cas !
D’une façon générale, ces élections ont écarté bon nombre d’organisations modérées comme le SPLEN (Syndicat des Personnels de Laboratoire de l’Education Nationale) malgré des scores très honorables (2 sièges en CAPN) et mis à mal des défenseurs de l’école républicaine comme le SNE (Syndicat National des écoles) pour laisser la place exclusive à des organisations finalement d’un bord unique à quelques nuances près.
Si, sur le plan des moyens financiers, rien ne changera pour les partenaires de l’Union pour l’Ecole Républicaine déjà non destinataire des mannes gouvernementales, la mise à l’écart d’un siège en Comité Technique Paritaire Ministériel est un scandale démocratique et un hold up de la juste place de l’indépendance syndicale dans un pays républicain.
L’Union pour l école Républicaine a déposé des recours auprès du ministère pour des irrégularités patentes qui ont émaillé les opérations de vote, l’une nous touchant exclusivement puisque sur la page électronique de vote l’appellation « Union Ecole Républicaine », base de toute notre campagne électorale, a été arbitrairement et hors délai remplacée par les sigles de nos fédérations respectives, quand au SPLEN, il a vu son champ électoral modifié au dernier moment.
Autant dire que rien n’est encore définitivement joué. En effet il ne saurait être question de renoncer sans avoir agi pour faire valoir nos droits, et faire échouer le projet d’uniformisation des revendications et de la représentation, symbolisé par la nouvelle répartition des sièges indispensables à la représentativité nationale. Autant dire que les partisans de l’Union n’ont pas en tout état de cause dit leur dernier mot et qu’ils comptent bien d’une manière ou d’une autre rebondir pour assurer leur rôle légitime.
En attendant, fort de résultats à sa convenance, le gouvernement n’a pas attendu pour taper fort sur les fonctionnaires et en mettre plusieurs couches sur tous les fronts. On répugne à formuler des hypothèses fortes qui voudraient envisager des connivences qui se dévoilent par des provocations telles que le délai de carence pour les congés maladie des fonctionnaires, l’évaluation des professeurs, la perspective de nouvelles suppressions de postes et on en passe, tant l’avenir peut être envisagé dans toutes les nuances de gris dans de telles conditions de défense des intérêts des personnels de l’Etat.
Quoiqu’il en soit, les fonctionnaires peuvent toujours et pourront toujours compter sur la CSEN/FGAF pour faire face aux attaques qui ne manqueront pas de s’abattre sur nous.

JC HALTER

CSEN

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