NOUS SOMMES TOUS GALLIÉNI !

Samedi 10 Mars 2018

La visite du ministre de l’Éducation nationale au lycée Galliéni, que le SNALC a vivement souhaitée, constitue un symbole fort au-delà des décisions concrètes annoncées, notamment pour le respect de l’égalité entre femmes et hommes, et la sanction des délits.


Pour le SNALC, il marque un tournant majeur dans la politique scolaire française, et la rupture avec quarante ans d’égarement, où professeurs, cadres et agents de l’Éducation nationale se sont vus attribuer la responsabilité de maux que la société française se refusait à nommer. En affirmant que le droit à recevoir un enseignement n’est pas supérieur au devoir de respecter les règles de l’École républicaine et les lois de notre pays, le ministre ré-institue le cadre sans lequel nos missions sont devenues impossibles. De même, après des années d’une gestion des ressources humaines toujours plus indifférente à la réalité et souvent caporaliste, il invite à la cohésion d’adultes, tous considérés comme tels, et dont on reconnaît la capacité d’invention, l’expertise.

Le SNALC salue encore la volonté de faire d’un lycée éprouvé et pourtant riche de potentiels et de succès, le lycée expérimental du retour à un ordre républicain généreux, au droit de chaque élève, sans distinction d’origine ni de sexe, à recevoir l’enseignement qu’il est venu trouver, et au droit de chaque professeur à exercer sa mission. Il approuve la volonté de placer dans des parcours adaptés les élèves que leur comportement exclu, et que l’École ne saurait abandonner.

Enfin, le SNALC considère que le déplacement conjoint à Toulouse du ministre de l’Éducation nationale et du ministre de l’Intérieur montre avec éloquence une intention claire : la puissance publique expression de la volonté républicaine protège l’École. Il apportera sa contribution concrète à la réflexion qui s’engagera. Nous sommes tous Galliéni.


Contact :
Albert-Jean MOUGIN, Vice-président du SNALC, ajmougin2@laposte.net




De la REFORME

L’Europe commémore depuis le 31 octobre les cinq cents de la Réforme. Octobre 1517, et le 31, suivant le témoignage de Mélanchton, un Ministre du culte, Martin Luther, aurait placardé sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg ses 95 thèses condamnant violemment le com-merce des indulgences, et plus brutalement encore les pratiques de haut clergé. L’histoire ne se répète jamais dit-on, mais on est convenu qu’elle bégaye. Il serait tentant de chercher dans notre actualité ce qui aujourd’hui constituerait un séisme semblable. Nous pourrions parler de l’Ecole en France, qui a usé treize ministre en vingt ans et fait plus de réformes encore. Le mot réforme sem-ble lui appartenir. Poussons la comparaison. On a appris que la Réforme fut avant tout une volonté de retour aux sources du christianisme et qu’une révolution technologique majeure la porta, l’imprimerie. Notre siècle de la révolution numérique s’inscrit dans la comparaison. Nous aurions les éléments d’un bel exercice de style. Voyons d’abord ce qu’il en est. Y a-t-il réforme ? Voire, y a-t-il contre-réforme ?


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