Professeur principal ? Si j’aurais su…

Jeudi 18 Octobre 2018

Il y a quelques semaines, le SNALC – comme toutes les autres organisations syndicales représentatives – retoquait la deuxième mouture du projet de circulaire concernant le rôle du professeur principal. Après une première version qui faisait de cet enseignant un sous-chef devant avoir des qualités de super-héros, la seconde avait réduit un peu l’inflation des tâches, mais elle contenait des passages entiers qui ne relevaient pas du professeur principal, et la barque restait tout de même chargée.


Ce jeudi 11 octobre, le SNALC eut la surprise de voir paraître ladite circulaire — certes quelque peu modifiée — mais sans qu’un autre groupe de travail ne fût organisé, alors que le ministère avait annoncé qu’il reviendrait vers les organisations syndicales afin de produire le texte le plus consensuel possible.

Mais, faisons fi de la manière — quoiqu’elle illustre une certaine mauvaise volonté dans le cadre du dialogue social — pour nous concentrer sur le fond.

Le moins que l’on puisse dire est que l’inflation risque encore d’essouffler bon nombre de collègues.

Le professeur principal restera le garant du bon fonctionnement de sa classe. Mais il devra conduire des entretiens individualisés, dès la troisième. Il gèrera les PAI, PAP, PPRE, devoirs faits... Et dans le volet orientation de son labeur, il lui faudra coopérer avec une foultitude d’intervenants allant du CPE aux collectivités territoriales en passant par les mondes « économique, professionnel et associatif. »

Bien sûr, face à cette évolution du rôle du professeur principal, la circulaire encourage les académies à mettre des formations au PAF… sinon, il y aura m@gistere (qui, pour le SNALC, ne devrait pas être considéré comme une formation).

Et la prime dans tout ça ?

Eh bien, elle n’est pas indexée sur l’inflation des tâches.

Le SNALC tient à rappeler au Ministère de l’Éducation nationale qu’il n’est jamais bon de trop charger la mule. Que l’on ne s’étonne pas s’il devient, à l’avenir, de plus en plus dur de trouver des collègues motivés – ou corvéables.


Contact :
Sébastien VIEILLE, secrétaire national à la pédagogie, seb.vieille@wanadoo.fr


De la REFORME

L’Europe commémore depuis le 31 octobre les cinq cents de la Réforme. Octobre 1517, et le 31, suivant le témoignage de Mélanchton, un Ministre du culte, Martin Luther, aurait placardé sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg ses 95 thèses condamnant violemment le com-merce des indulgences, et plus brutalement encore les pratiques de haut clergé. L’histoire ne se répète jamais dit-on, mais on est convenu qu’elle bégaye. Il serait tentant de chercher dans notre actualité ce qui aujourd’hui constituerait un séisme semblable. Nous pourrions parler de l’Ecole en France, qui a usé treize ministre en vingt ans et fait plus de réformes encore. Le mot réforme sem-ble lui appartenir. Poussons la comparaison. On a appris que la Réforme fut avant tout une volonté de retour aux sources du christianisme et qu’une révolution technologique majeure la porta, l’imprimerie. Notre siècle de la révolution numérique s’inscrit dans la comparaison. Nous aurions les éléments d’un bel exercice de style. Voyons d’abord ce qu’il en est. Y a-t-il réforme ? Voire, y a-t-il contre-réforme ?


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